La grande aventure robotique de RoBeauce ne fait que commencer

Un texte de Frédéric Desjardins (frederic.desjardins@tc.tc )

Depuis quatre ans, des jeunes de la Polyvalente de Saint-Georges participent au Festival de robotique FIRST avec l’équipe RoBeauce. Les adeptes sont plus nombreux chaque année à travailler dans ce concept alliant les sciences et la technologie. 

«À partir de janvier, nous avons seulement six semaines pour bâtir le robot et faire les tests. Comme le thème change chaque année, on repart toujours de zéro», précise René-Claude Grenon, enseignant responsable.

 

«Tout le monde apporte ses idées. C’est un projet pur en recherche et développement, car on ne sait jamais si ça va marcher après l’assemblage. » (Alain Blais, mentor et enseignant au CIMIC)

L’automne dernier, les élèves de RoBeauce ont suivi pour la première fois des formations en dessin 3D et fabrication au CIMIC, ainsi qu’en programmation à la polyvalente. Ils sont tous âgés de 14 à 18 ans.

«Les élèves travaillent avec des mentors et on s’adapte aux intérêts et compétences de chaque personne. Tout le monde apporte ses idées. C’est un projet pur en recherche et développement, car on ne sait jamais si ça va marcher après l’assemblage», d’expliquer Alain Blais, mentor et enseignant au CIMIC.  

Engrenages et balles  

Pour la quatrième édition du festival présenté du 23 au 25 mars 2017  à Montréal, RoBeauce devait concevoir un robot transportant des engrenages et lançant des balles vers une tour. Après l’assemblage des engrenages en haut de la tour par les participants, le robot devait s’agripper à une corde tirée par le système mécanique.

«Pour le lance-balles, on a coupé les branches d’un balai. Elles ont été installées sur un anneau et une roue poussait les balles vers le haut. Le robot se déplaçait grâce à une manette reprogrammée», d’ajouter M. Blais.

Dans cette compétition, trois équipes s’affrontent à la fois avec un temps maximal pour amasser des points. Les huit meilleures formations peuvent ensuite créer des alliances afin de se rendre plus loin.

Samuel Gupta, élève de quatrième secondaire, pilotait le robot au festival. «Juste avant la compétition, les engrenages embarquaient mal sur le robot. On a eu l’idée de plier les rebords et ça a rentré plus facilement», dit-il.

 

Découverte de programmes 

Organisé en dehors des heures de classe, le projet RoBeauce a redonné le goût d’apprendre à des élèves selon Michel Gagnon, directeur de la polyvalente. 

«D’anciens élèves ont poursuivi leurs études dans des domaines comme le génie civil ou l’électronique. Le projet sert aussi à faire découvrir ces métiers aux jeunes», rappelle-t-il.  

RoBeauce profite du soutien financier de Canam-Manac, mais recherche d’autres commandites afin de faire grandir l’équipe et concevoir des robots plus performants. Les entreprises voulant embarquer dans l’aventure peuvent faire un don à la polyvalente ou à la Fondation Mobilys (mobilys.org) au nom de «RoBeauce de la PSG».

René-Claude Grenon

Sources : L’Éclaireur Progrès, 24 avril 2017

 

 

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